J'ai longtemps cru qu'on ne pouvait pas faire pire faute de goût que la coupe de cheveux dite "mulet", aka "Business in the front, party in the back".
Mais en fait si.
C'est pas vraiment qu'on ait trouvé autre chose. C'est plutôt qu'on l'a agrémentée d'un accessoire qui la rend encore plus criarde, encore plus kitsch, encore plus laide. J'ai nommé le pantalon slim. Le pantalon slim, c'est un pantalon serré. Très serré. Trop serré. C'est pas qu'il soit moulant, non, c'est juste qu'il est serré. Et c'est d'une rare laideur.
Alors quand on accouple cette coupe de cheveux à ce pantalon, ça donne quelque chose de vraiment horrible. Idée saugrenue pourrait-on croire. Même pas, c'est une véritable mode et ça s'appelle la tecktonik. Et pour ne rien gâcher, les adeptes de cette mode ont réussi à mettre au point une danse qui correspond parfaitement à l'esprit: du n'importe quoi tant que ça défie toutes les conceptions du "beau".
Comme le dirait si bien Gad Elmaleh, en regardant ce clip, on s'attend à voir défiler un numéro de téléphone où l'on peut envoyer de l'argent, mais non...
Affichage des articles dont le libellé est Anticonformisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Anticonformisme. Afficher tous les articles
jeudi 1 novembre 2007
dimanche 9 septembre 2007
Pratique
En ce moment, la mode est à dire du mal de l'UDC - notamment chez Même pas mal - mais je crois qu'il faut quand même leur accorder des qualités à ces gens-là. Récemment, j'ai eu un tract de l'UDC entre les mains. Je pourrais dire que c'était rempli de conneries plus indigestes les unes que les autres pour faire comme tout le monde. Mais en fait non. C'était vraiment très bien. Pourquoi? Pour son côté pratique bien sûr: au lieu de te faire chier à lire tout Sartre, il n'y a qu'à lire un flyer de l'UDC et on a à la fois La nausée et Les mains sales.
Intéressant, non?
Intéressant, non?
mardi 24 juillet 2007
D-Day
Ca y est, les festivaliers ont débarqué. Ceux du Paléo, ça va de soi. Je les ai vu aujourd'hui en ville de Nyon. Et franchement, plus les années passent et plus je me dis qu'ils ont craqué:
- Au niveau vestimentaire déjà. Plus c'est laid, mieux c'est. Ils doivent faire un concours, c'est pas possible. On pourrait décrire ça comme une mode se situant entre le gros Hollandais au camping et l'étudiant en art moderne. Il y a en effet cet aspect "Je suis moche mais je m'en fous parce que je suis au Festival" couplé au fameux raisonnement "Plus je vais m'habiller n'importe comment et plus je vais affirmer mon identité et donc me faire remarquer" A cela je répondrais "Oui, t'es moche" et "Regarde autour de toi: vous êtes TOUS habillé n'importe comment! T'as pas l'impression de baigner dans le conformisme?"
- La provenance: ça parle beaucoup Allemand. Ou Suisse-Allemand. Ce qui peut expliquer le paragraphe sur les vêtements. Mais ça n'excuse pas tout.
- Le mode de déplacement. Il est brouillon et aléatoire. Normal, "on a pas prévu de truc particulier, on est au Paléo et on sort des sentiers battus". Les festivaliers obéissent toutefois à une règle bien précise lors de leurs pérégrinations: c'est celui qui a le pack de bière qui est au milieu.
- Enfin, tout cela a pour effet de bien compliquer la vie des honnêtes riverains. Comme je suis un peu jeune quand même, on me soupçonne d'être un festivalier et du coup je me fais fouiller à la sortie de chaque magasin. Et j'ai mis un temps pas possible pour aller à l'entraînement, c'était pourtant pas faute d'avoir slalomé entre les voitures.
Inscription à :
Articles (Atom)
